Comparé à l’inflation, notre salaire mensuel de base (1re ligne du salaire brut en haut de la fiche de paie) n’a pas retrouvé son niveau de 2020.
Il y a un tassement de tous les salaires
- Comme les salaires ne sont pas indexés sur les prix, on assiste à un tassement. Dans les négociations, on en est réduit·es à courir après l’inflation pour ne pas perdre en niveau de vie – et même ça, c’est souvent refusé par les directions d’entreprises.
- Le développement des primes, « intéressement, participation, partage de la valeur… » se fait au détriment des augmentations de salaire. Ces primes, occasionnelles et souvent non cotisées, sont soumises à l’arbitraire patronal et mettent les salarié·es en concurrence.
Dernier mécanisme protecteur car indexé automatiquement sur l’inflation, le Smic est trop faible : 2e économie de l’Union européenne, la France a seulement le 6e salaire minimum d’Europe.
Les exonérations de cotisations sociales constituent aussi une trappe à bas salaires car plus on est mal payé·e, plus les exonérations sont importantes ! Ce qui incite d’autant plus les entreprises à garder les salaires bas, et à favoriser la sous-traitance.
Résultat, le Smic et les bas salaires sont insuffisants pour vivre de son travail, précarisant particulièrement les femmes – surreprésentées dans les métiers les moins bien payés. Même le gouvernement le reconnaît en compensant par la prime d’activité : l’État paye une partie des salaires à la place des entreprises !
Pire, toutes les primes non cotisées se substituent au salaire et ne comptent pas pour notre Sécurité sociale en cas d’accident,
maladie, licenciement, parentalité et nos retraites. Le gouvernement a un levier pour augmenter les salaires : augmenter le Smic
au-delà de la revalorisation automatique imposée par la loi (pas de « coup de pouce » depuis treize ans), et lever l’interdiction d’avoir un accord collectif d’entreprise ou de branche qui indexe les salaires sur le Smic.
Du salaire plutôt que des primes : le salaire net pour le mois, et le salaire brut qui donne des droits. Des augmentations générales plutôt que des augmentations individuelles au bon vouloir de la direction. Et des augmentations a minima à hauteur de l’inflation, et au-delà pour améliorer notre situation.
- l’ouverture de négociations pour de véritables augmentations de salaires ;
- l’indexation de tous les salaires sur les prix, et a minima, la levée l’interdiction d’indexer les salaires sur le Smic par accord collectif ;
- un Smic à 2 000 euros bruts indexé sur l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) ;
- la fin du gel du point d’indice des fonctionnaires, source d’un véritable décrochage depuis vingt-cinq ans (voir cgt.fr/simfp)
Pour tout ça, on s’organise avec la CGT, on prépare les NAO avec le tuto salaires. Échangez avec les collègues, et cherchez à les convaincre de la légitimité de vos revendications pour être majoritaires et de l’utilité de s’organiser pour obtenir des avancées.
Là où il y a la CGT, il y a des augmentations de salaire. Pas de droits sans syndicat, pas de syndicat sans syndiqué·es : alors on s’organise.
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