🔴 6 millions de salarié·es sont dans une branche dont au moins un minima est en-dessous du SMIC.
Le Smic devrait être un outil de justice sociale, un socle garantissant à chacun et chacune de vivre dignement de son travail
Pour la CGT, il doit constituer un levier de progrès social et de reconnaissance du travail. Or, depuis plus de dix ans, les gouvernements successifs ont fait le choix de ne lui accorder aucun véritable “coup de pouce”, se limitant à des revalorisations automatiques liées à l’inflation. Ce choix politique affaiblit délibérément le rôle du Smic et tire l’ensemble des salaires vers le bas.
Aujourd’hui, la France ne dispose plus que du 6ᵉ salaire minimum en Europe : un recul inacceptable pour un pays qui se revendique de progrès social.
Des millions de salarié·es sont enfermé·es dans des emplois sous-payés, souvent précaires, sans perspective d’évolution.
Pour les 4,2 millions de salarié·es à temps partiel, qui sont à 80% des femmes, c’est la double peine. Elles sont payé·es au Smic ou proche du Smic horaire, et bien en-dessous du Smic mensuel : le salaire moyen d’un·e salarié·e à temps partiel est de 1030€ net/mois, à peine le seuil de pauvreté.
Pire encore, les salaires n’étant pas indexés sur les prix, ils ne suivent pas l’augmentation du Smic et le tassement salarial ne cesse de croître. 2,2 millions de salarié·es dont 62% de femmes sont payé·es au Smic, pour certain·es durant toute leur carrière professionnelle.
L'explosion des prix de l’alimentation, de l’énergie et des carburants, largement alimentés par des phénomènes spéculatifs, alourdit le poids des dépenses contraintes.
Même si l’inflation a ralenti depuis 2024, les prix, eux, n’ont pas reculé : ils continuent d’augmenter mais à partir d’un niveau désormais bien plus élevé qu’avant la crise inflationniste. Les salaires ne suivent pas, et le pouvoir d’achat des travailleurs et des travailleuses ne s’est toujours pas rétabli à son niveau d’avant 2020.
Ainsi, un·e travailleur·se rémunéré·e au salaire brut médian en 2021, soit 2 620 euros bruts par mois, a perdu près de 3,5 points de salaire aujourd’hui. Autrement dit, à la fin de l’année 2025, son niveau de vie était revenu à son niveau de début 2014.
Concentrées sur les bas salaires, elles encouragent le maintien des rémunérations proches du Smic et créent, de fait, des trappes à bas salaire.
Ces exonérations qui s’élèvent aujourd’hui à plus de 80 milliards d’euros représentent un manque à gagner pour les caisses de la Sécurité Sociale. Leur compensation repose sur l'impôt, principalement la TVA et l'impôt sur le revenu, et donc sur les travailleurs·ses, au détriment des services publics, et sans effet avéré sur les emplois que ces exonérations sont supposées créer.
Il est indispensable d’augmenter significativement le Smic, de revaloriser l’ensemble des grilles salariales et de garantir une véritable progression des salaires tout au long de la carrière.
La CGT revendique également la mise en place d’une échelle mobile des salaires, permettant leur indexation sur les prix, ainsi que le renforcement des négociations collectives dans les branches et les entreprises.
Il ne s’agit pas seulement de corriger des déséquilibres, mais de faire un choix de société : celui de reconnaître le travail, de garantir des salaires dignes et de lutter contre les inégalités.


Les revendications de la CGT
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