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Le gouvernement a détaillé en grande pompe le 6 octobre son plan de sobriété énergétique. Aucune planification mais une liste à la Prévert de mesures de "bon sens", et quelques pépites…

L’heure de la sobriété a sonné : et la planification dans tout cela ?
On n’a pas baissé la consommation d’énergie de 10% pendant les confinements en 2020 alors que l’activité économique était à l’arrêt !

C’est la chasse au gaspi, dans sa version 2022. Objectif ? Faire baisser de 10% la consommation totale d’énergie de notre pays en deux ans. 

« On n’a pas atteint ce résultat pendant les confinements du Covid alors que l’économie était quasiment à l’arrêt ! Ce chiffre ne tient pas la route », réagit Fabrice Angei, secrétaire confédéral de la CGT, en charge de l’industrie et des services publics. 

Faute de planification d'envergure, Elisabeth Borne qui, le 6 octobre pour la présentation de son plan de sobriété énergétique n’était pas en doudoune, s’est contentée de recommandations générales, simplistes, voire infantilisantes.

Morceaux choisis : « Lorsque cela est possible, le report de la voiture ou de l'avion vers le train sera recherché ». Rien de bien nouveau. Ou encore : « Pour les stations de ski, mesurer les hauteurs de neige afin d'adapter précisément la production au besoin ». Traduction : en l'absence de neige, pensez à fermer les remontées mécaniques !

Aucun plan d’investissement pour les transports collectifs

La crise actuelle aurait été l’occasion d’accélérer la transition énergétique. Rien de consistant dans le plan Borne pour la mobilité alors que c’était l’occasion rêvée d’annoncer un programme d’investissements massifs en faveur des transports publics et d’offrir une vraie alternative à la voiture individuelle. 

Pas grand-chose non plus pour l’habitat. 19 degrés dans les logements, entreprises, locaux commerciaux et culturels, pas d’eau chaude dans les sanitaires des bâtiments publics alors que 12 millions de Français sont en grande précarité énergétique et que 7 millions de logements sont des passoires thermiques !

Un grand plan d’investissements pour la rénovation des bâtiments, la revalorisation des métiers associés et l’interdiction des coupures et limitation d’énergie auraient été les bienvenus.

Retour d’un vrai service public de l’énergie

Pas grand-chose de consistant non plus pour les collectivités locales qui voient flamber leurs factures d’énergie. Et pas une seule mesure de compensation pour les salariés des entreprises qui réorganisent leur production, décalent les horaires, ferment des sites, supposément à cause de la crise énergétique. Pas un mot sur le chômage partiel.

« Le quoi qu’il en coûte, le gouvernement sait l’appliquer pour les entreprises, pas pour les salariés », s’insurge Fabrice Angei.

La CGT exige le maintien de la rémunération des salariés mis au chômage partiel, intégrant les cotisations sociales. 

Une fois encore, la crise énergétique aurait été l’occasion de rendre les process de production moins énergivores et moins polluants, tout en améliorant les conditions de travail des salariés.

 

 

La CGT a transmis à la Première ministre 25 mesures d’urgence pour l’énergie. Parmi lesquelles :
  • la sortie du marché de l’électricité et la création d’un pôle public de l’énergie
  • le retour à un tarif règlementé de l’électricité et du gaz (le tarif règlementé devait prendre fin le 1er juillet 2023 pour le gaz, le 1er février pour l’électricité, le bouclier tarifaire est maintenu, mais jusqu’à quand?);
  • la baisse de la TVA à 5,5% sur les factures d’électricité et de gaz
  • un plan massif de rénovation énergétique des bâtiments et la création d’une filière industrielle dédiée
  • un investissement massif dans les transports en commun et le développement à grande échelle du fret ferroviaire et fluvial.
  • la réduction du temps de travail à 32 heures.
Tag(s) : #Actualité revendicative
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